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16 Novembre 2025
Oui, je vais le dire franchement : certains cyclistes se comportent comme les rois autoproclamés de la ville, et les piétons en font les frais.
On les voit tous les jours : zigzags agressifs, sonnettes hystériques, passages en force… et zéro excuse.
Le piéton ? Un détail. Une variable. Une décoration sur le trottoir.
Ça suffit.
Il y a des cyclistes persuadés qu’ils sont intouchables parce qu’ils ne brûlent pas du pétrole.
Super, bravo, merci pour la planète.
Mais ça n’excuse pas de frôler des gens à 25 km/h, de rouler sur des trottoirs bondés ou de traverser un passage piéton en mode “j’accélère sinon je perds de l’élan”.
La vertu écologique n’est pas un permis de foncer dans tout ce qui bouge.
Il y en a qui pensent que leur sonnette, c’est l’équivalent moderne du klaxon d’une limousine présidentielle : “Dégagez, j’arrive”.
Non, vraiment :
la sonnette, ce n’est pas un ordre,
le piéton n’a pas à disparaître par magie,
et l’espace public n’est pas une piste cyclable géante.
Hurler “attention !” à quelqu’un qu’on a soi-même surpris, c’est l’équivalent sonore du “pousse-toi, je suis pressé”.
Qu’on se le dise : un trottoir est fait pour marcher, pas pour se faire doubler par un vélo en plein sprint.
Mais certains cyclistes s’y engagent en mode “j’évite les voitures donc je me rabats sur les piétons, pas grave”.
Eh si, justement, c’est grave :
parce que c’est dangereux,
parce que c’est illégal dans la majorité des cas,
et parce que ça transforme chaque balade en slalom involontaire.
Le classique : le cycliste arrive vite, le piéton fait un pas de côté, frôlement millimétré… et qui se prend un regard noir ou un soupir exaspéré ?
Le piéton.
Le cycliste se permet même parfois un petit : “Regarde où tu vas !”
Excuse-moi, mais si tu arrives silencieusement à 20 km/h derrière quelqu’un, c’est à toi de faire attention, pas à lui de deviner ton existence par télépathie.
Comme il n’y a pas de permis vélo, certains pensent qu’il n’y a pas de lois.
Spoiler : si, si, il y en a.
Elles ne sont simplement pas apprises sur une chaise d’auto-école, du coup beaucoup improvisent.
Et cette improvisation, elle revient souvent à une règle simple :
“Je fais ce qui m’arrange, les autres s’adaptent.”
Sauf que les “autres” sont des gens en chair et en os, pas des cônes.
On peut parler infrastructures défaillantes, voitures envahissantes, pistes mal conçues…
Tout ça est vrai.
Mais il reste une vérité plus simple :
certains cyclistes ne respectent pas les piétons parce qu’ils pensent que le piéton n’a pas d’importance.
Le piéton ne peut pas rouler dessus, ne peut pas klaxonner, ne peut pas intimider.
Donc on le bouscule.
Parce que c’est le plus faible.
Et ça, c’est moche.
Oui, le vélo est l’avenir.
Oui, la ville doit se transformer.
Oui, les automobilistes ont mille torts.
Mais ça n’excuse pas tout.
Si on veut une ville plus agréable, le respect doit commencer par ceux qui prônent la mobilité douce.
Parce que sinon, la “ville apaisée” restera un slogan pendant que les piétons continueront à se faire klaxonner par des gens qui se pensent vertueux.